6 mars 2010

Pourquoi j'ai enfin pu soutenir son regard vers 15-16 ans

enface maltraitee

Quand les engueulades commençaient, systématiquement, ma mère beuglait avec un ton du genre SS : "Baisse les yeux quand je te parle"... Bien sûr, si je la défiais du regard, je m'en prenais une, normal, je n'étais qu'une "petit insolente", "un cheval rétif", qu'elle avait mal "dressé"... (ben oui, vous savez bien, les enfants, ça se dresse, ça ne s'éduque pas, voyons ! Vous vous croyez où là, chez Françoise Dolto* ?)

Vu les gifles que je me prenais pour un oui, pour un non, et, vu que depuis toute petite, j'adorais me "grattouiller" le nez avec mes petits ongles, j'avais le saignement de nez facile... En grandissant, il arrivait régulièrement qu'une baffe un peu plus appuyée me fasse saigner. Alors, vite un bout de coton hémostatique, et on en parlait plus, de toute façon, la baffe, je l'avais bien méritée, hein !

Donc un jour, je devais être en 1ère (vers 15 ans environ), la dispute avait débuté une fois de plus à cause des fringues car ma mère avait trouvé planqué dans une de mes cachettes un jean 501 troué comme c'était super à la mode à l'époque (ben ouais, comme Madonna, George Michael et tout...) , et m'avait ordonné de le jeter, parce qu'en gros, c'était un truc de pute, qu'on me voyait les fesses à travers (alors que je mettais un boxer dessous)... J'avais essayé de négocier le fait de ne le porter bien sûr pas au lycée mais juste le week-end, mais niet ! Je devais le jeter.

S'en ai suivi 2-3 refus de ma part et 2-3 baffes de mon père, mes bras maintenus pas ma mère pour que je ne puisse pas me défendre, coincée dans le couloir, et moi qui chialais "je veux pas le jeter, ce jean", bref, pathétique une fois de plus, jusqu'à ce que mon nez se mette à saigner, et là, ma mère a dit à mon père une des phrases les plus choquantes et les plus horribles qu'elle a jamais dites : "Arrêtes, ne la frappe plus au visage, elle saigne du nez de plus en plus fréquemment, ça pourrait se voir au lycée" !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Depuis ce jour, j'ai pris un malin plaisir à soutenir son regard pendant les engueulades, quitte à m'en prendre une ou deux de temps en temps... Je crois bien que mon père ne m'a en effet plus vraiment giflée depuis ce jour, elle, elle visait moins mon nez, elle s'appliquait plus à mettre des gifles qui claquent bien fort sur la joue.

Le plus dur, c'est que j'étais plus grande et plus forte qu'elle, et qu'elle prenait un malin plaisir à me provoquer, à m'insulter et à m'humilier pour que je la gifle aussi, dans le but de se faire passer pour une victime, et moi pour une folle violente. J'ai tenu le coup, j'ai tout avalé, j'ai tout subi. J'ai chialé tout ce que je pouvais toutes les nuits. Et j'étais obligée de lui faire la bise en me levant le lendemain matin et en lui disant gentiment "bonjour maman" sous peine d'être une mauvaise fille et de me reprendre une engueulade...

Un jour, je me suis défendue. Une fois. Après 23 ans de souffrances, et pas suite à une gifle de trop de sa part. Suite à des coups bien plus violents et à des choses bien plus graves. Mais je vous le raconterai une prochaine fois. Là j'ai besoin de faire une pause parce que je crois que je vais encore aller vomir si j'enchaîne sur cet épisode là maintenant...

* Punaise, j'aurais pas du citer Françoise Dolto, je vais pas seulement vomir là, je vais chialer...

3 mars 2010

Mange, gros plat de merde



Forcément, à l'adolescence, le corps change, et en tant que fille, on a des formes, on grandit, on prend du muscle quand comme moi on va au collège et au lycée à vélo, et forcément, aux cours de danse, on se trouve grosse par rapport aux copines qui n'ont pas encore toutes atteint le stade de la puberté ou qui ont la chance d'être super longilignes quand moi je suis du genre athlétique...

S'en suit un pauvre épisode ou des mecs se sont moqués de moi en disant à propos d'un lancer de boules de neige dans la cour du lycée : "tiens, lance sur la grosse, là" (la grosse, c'était moi...) .
Je devais peser à l'époque 58 kg pour 1,68 m, ce qui ne faisait pas de moi une obèse quand même... Mais bon, comme je ne voulais pas montrer mes formes, je m'habillais large, et c'était moche...

Donc, je rentre chez moi, et je dis à ma mère que je voudrais maigrir un peu, qu'on me traite de grosse, que je ne me trouve pas jolie, que j'ai des gros os, trop de muscles, etc...

S'en est donc suivi une leçon de morale comme quoi il fallait que j'arrête de me regarder le nombril, et que je n'avais qu'à "bouffer ce que j'avais dans mon assiette". Passe encore... Le plus dur, ça été que suite à cet épisode, à tous les repas jusqu'à ce que je quitte la maison, elle m'a systématiquement servi des portions plus grosses que celles de mon père, et quand je disais que j'en avais trop, elle me répondait régulièrement : "Manges, gros plat de merde", suivi de super blagues du genre "Allez, amènes ton auge" quand elle me servait... Quel humour... Et quelle rage contrôlée il m'a fallu pour ne pas la lui avoir foutue dans la gueule "son auge"...

2 mars 2010

Ancienne institutrice et raciste...

nazi

Déjà, avoir une mère folle, autoritaire, violente et hystérique ça n'est pas facile, mais en plus, elle est raciste ! Elle l'a toujours été, et ça ne s'améliore pas avec l'âge... Elle me dégoûte trop ! Quand je pense que je m'étais fait gifler et traiter de pute à 17 ans l'année du Bac parce qu'elle croyait que je sortais avec un Noir ! En plus, par devant elle fait la sainte-nitouche avec ses amis, elle va à l'église tout le temps, alors que c'est une menteuse mythomane qui ne sait que répandre le mal autour d'elle. Je la déteste.

Pour la petite histoire, elle était institutrice dans le Midi puis dans le Centre, et dans ses classes, elle a eu plein d'élèves de toutes origines, issus de l'immigration... Et elle était déjà raciste. Par derrière, elle traitait certaines petites filles d'origine africaine de "petites guenons" ! Elle ne pouvait pas supporter les Arabes, elle n'avait que des préjugés sur eux...
Bref, un beau modèle de tolérance et d'ouverture dans l'Éducation Nationale...